Le château

Majestueux et élégant, perché sur un promontoire rocheux, le château de Creissels domine les vieilles maisons de tuf du village agglutinées entre les vestiges de ses anciens remparts et le lit du Tarn. Composé de trois bâtiments contigus situés au sud, il se partage avec le parc au nord, la surface de l’éperon. Au cours des siècles il a subi plusieurs ravages par les différents sièges subis et par les incendies de 1814 et de 1896. Une tour carrée flanquée d’une tourelle et une tour ronde confirment son appellation de château, bien qu’il ait été transformé en un superbe hôtel.

le château de Creissels

Le « Prieuré »

Haut de deux étages, le bâtiment, dit le « Prieuré », date vraisemblablement de la première moitié du 13ème siècle. A chaque étage correspond une grande pièce ajourée par deux baies géminées dont les chapiteaux reposent sur des colonnes polygonales. Celle du rez-de-chaussée, accessible par deux portes dont une couverte d’un arc brisé, a été baptisée du nom de «Pierre Granier», peintre creissellois du 18ème siècle.

Les moulins et les « tournals »

Grâce à la puissance hydraulique du ruisseau de Cabrières qui le traverse, le village de Creissels a pu faire fonctionner ses activités artisanales et industrielles : moulins à blé et à tan, scieries à bois et à tuf, «tournals» ou moulins des taillandiers, menuiseries, draperies, tanneries et mégisseries.
La commune de Creissels a compté 22 moulins installés le long du ruisseau de Cabrières entre le « tournal » du site des Cascades et le « moulin bas ».
Selon Jean-Pierre Henri Azéma, auteur d’un remarquable ouvrage sur les moulins de Creissels, il reste sur la commune « sept moteurs hydrauliques rares et deux turbines hydrauliques, témoins encore aujourd'hui de la puissance énergétique qui a animé toutes ces usines ! ».

le moulin

Les cascades

Le ruisseau de Cabrières

Le ruisseau de Cabrières prend sa source au lieu dit « La Dous » sur le versant nord du Causse du Larzac. Son lit se caractérise par de nombreuses cascades, dont deux grandes, avant de traverser le village de Creissels et de rejoindre le Tarn par une autre grande cascade.

Ruisseau de Cabrières

Le ruisseau de Saint-Martin

Le ruisseau de Saint-Martin est alimenté par plusieurs petites sources du cirque du Boundoulaù qui apparaissent au pied de la grotte et parfois, lors de fortes pluies, par les orifices situés dans la partie gauche de la paroi de la grotte. Il dévale en cascades jusqu’à la ferme de Saint-Martin, puis coule paisiblement jusqu’à sa confluence avec le Tarn.

Ruisseau de Saint-Martin

Les grottes

La grotte du Renard

Son entrée est située au sud de Creissels entre les deux premières falaises inférieures du versant du Larzac, à 400 mètres à l’est du site des Cascades, ses galeries s’étendent sur 7250 mètres (une des plus longues de l’Aveyron).
Une exploration récente laisse supposer de nouvelles découvertes intéressantes.

Grotte du Renard

La grotte des « Deux trous »

Grotte préhistorique située dans la falaise du site des Cascades dont les fouilles en 1961 ont permis de découvrir un important mobilier chalcolitique composé de pointes de flèches et de poignards en silex, d’un poignard en cuivre, de nombreux objets de parure, de vases et d’un ossuaire de 79 individus.

Grotte des « Deux trous »

La grotte du Boundoulaù

L’entrée de la grotte qui s’élève à une quinzaine de mètres au-dessus du sol apparait à la base d’une imposante paroi rocheuse verticale. Ancienne grotte préhistorique, elle a fait l’objet de plusieurs fouilles intéressantes. En outre, lorsque son accès était encore possible sans équipement spécial, elle a servi d’abri aux habitants de Saint-Martin-de-Pris. La grotte du Boundoulaou, objet d’un arrêté préfectoral de protection de biotope, est un espace protégé. D’intérêt régional majeur, connue de longue date, la grotte abrite une colonie de plusieurs milliers de chauves-souris.

Grotte du Boundoulaù

La grotte des « Deux doigts » ou de « la Ficelle »

Située dans le cirque du Boundoulaù, au pied d’un rocher rappelant la forme de deux doigts et sur le terrain dont le propriétaire était surnommé « la Ficelle », cette grotte s’étend sur 2100 mètres et comporte quatre siphons. Elle est à l’origine d’un réseau hydrographique important, puisque ses eaux ayant été colorées sont réapparues dans une source sur la commune de Saint-Georges-de-Luzençon.

Grotte des « Deux doigts »

La grotte des « Faux-monnayeurs » ou des « Brigands »

Attribuée sans aucune référence écrite à des « faux-monnayeurs » par les anciens du village, la grotte est généralement appelée des « brigands ». Caractérisée par deux ouvertures, son entrée habituelle se situe sur le Plateau de France à proximité du viaduc et s’ouvre par une baoume dans la falaise surplombant la rive gauche du Tarn. Ainsi, selon la légende, les brigands qui avaient détroussé les voyageurs sur la route de Millau pouvaient s’enfuir par la vallée du Tarn

Grotte des « Brigands »

Les caves fromagères

Ces grottes fromagères ont été exploitées pour faire office de caves d’affinage de production de fromages de type « Bleu ».
Appelées aussi caves « bâtardes » il en existe trois sur la commune qui sont aujourd’hui abandonnées. Deux sont situées sur le versant nord du Larzac ; celle de « Cap de Coste » et celle de « Puechas », la troisième est celle du tunnel de Roquebelle qui passe sous le cimetière vieux en traversant le plateau à partir du parc du château pour sortir sous la falaise du cimetière.

Le « cimetière vieux de Saint-Saturnin »

« La première église paroissiale de Creissels était celle de Saint- Saturnin (Saint-Adorny) ». Elle était située sur la hauteur en face du site des Cascades, « où l’on voit encore la trace de tombes creusées dans le tuf ». Certaines ont leurs contours qui épousent la forme des corps inhumés.
Le monolithe qui a été planté verticalement au-dessus des vestiges, se trouvait autrefois, couché au débouché du chemin de la Petitasse sur le plateau et « marquait l’emplacement de l’ancienne église », près du cimetière.

Saint-Martin-de-Pris

Saint-Martin-de-Pris se situe au sud-ouest de Creissels, à l’entrée du cirque du Boundoulaù.
Dès l’an 801, dans la pièce la plus ancienne du Cartulaire de Conques, il est fait mention de « Pris ». L’église de Saint-Martin a accueilli ses paroissiens du 10ème au 16ème siècle. Ensuite, la paroisse a été réunie à celle de Creissels.
De nos jours, autour des vestiges de l’église dont les murs ont été rasés se trouvent de très beaux sarcophages en grès ou en tuf.

La ferme du « Bel Air »

D’une architecture typique des fermes du Larzac, les bâtiments qui sont tous voûtés forment un U autour d'une cour rectangulaire dans laquelle on peut rentrer par deux porches, dont l'un accède aux lieux habités et l'autre conduit aux bergeries. La ferme est alimentée en eau de pluie recueillie dans une citerne et par un puits situé au centre de la cour. La ferme a également conservé son four à pain et ses toits couverts de lauzes du pays.

Le viaduc de « Creissels »

Le viaduc de l’A75 est appelé « viaduc de Millau » bien que cinq piles sur sept soient implantées sur la commune de Creissels. Il enjambe la vallée du Tarn pour relier le Causse du Larzac au Causse Rouge.
Long de 2460 mètres, le tablier s’élève à 270 mètres au-dessus du Tarn et le sommet de la pile P2 à 343 mètres !